Attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran : Un choc énergétique pour la Slovaquie
Dans la nuit du 27 au 28 février 2026, les forces américaines et israéliennes ont attaqué l'Iran, tuant le guide suprême Ali Khamenei. La Slovaquie, confrontée à une interruption de l'approvisionnement en pétrole via l'oléoduc Druzhba depuis janvier 2026, fait face à un nouveau choc énergétique : le Brent se dirige vers les 100 dollars le baril.
Une attaque qui a changé le Moyen-Orient
Dans la nuit du 27 au 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont mené une frappe massive et coordonnée contre l'Iran. L'armée américaine a ciblé principalement les installations de missiles balistiques et nucléaires iraniennes, tandis que les forces israéliennes se sont concentrées sur les dirigeants politiques et militaires du pays. Parmi les victimes figure le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, dont la mort a été confirmée par le président Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et les médias d'État iraniens. Téhéran a décrété 40 jours de deuil et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a immédiatement promis des représailles, annonçant des attaques contre des dizaines de bases américaines dans la région.
La menace de la fermeture du détroit d'Ormuz
L'arme clé de la riposte iranienne n'est pas seulement son arsenal de missiles, mais aussi le contrôle du détroit d'Ormuz, un étroit canal maritime entre l'Iran et Oman. Selon Bloomberg et CNBC, près d'un tiers des exportations maritimes mondiales de pétrole transite par ce point stratégique, soit plus de 14 millions de barils par jour. La majeure partie est destinée à la Chine, à l'Inde, au Japon et à la Corée. Les médias iraniens semi-officiels ont annoncé que le détroit était de facto fermé, bien que Téhéran ne l'ait pas confirmé officiellement. Même une restriction partielle du transport suffirait à provoquer une nouvelle flambée des prix du pétrole.
Flambée des prix du pétrole : Barclays met en garde contre les 100 dollars
Les marchés pétroliers mondiaux ont réagi immédiatement. Le prix du Brent, qui stagnait autour de 72,50 dollars le baril avant l'attaque, a bondi de plus de 5 dollars. Les analystes de la banque Barclays ont relevé leurs prévisions à 100 dollars le baril, alors qu'ils ne tablaient que sur 80 dollars la veille de l'attaque. JP Morgan estime qu'un blocus total du détroit d'Ormuz pourrait faire grimper les prix à 120-130 dollars. Selon Yahoo Finance, chaque semaine d'escalade ajoute 10 à 20 dollars supplémentaires au prix actuel, et les marchés commencent tout juste à en tenir compte.
Slovaquie : Un double choc énergétique
L'attaque iranienne contre les nerfs énergétiques de l'économie mondiale survient au plus mauvais moment pour la Slovaquie. L'interruption de l'oléoduc Druzhba dure depuis le 27 janvier 2026 : un drone russe a endommagé l'infrastructure près de Brody, en Ukraine, et a interrompu l'approvisionnement en pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie. Le gouvernement slovaque a déclaré l'état d'urgence dans le secteur pétrolier le 18 février pour la première fois de l'histoire du pays et a autorisé le déblocage de 250 000 tonnes de réserves stratégiques de l'État. La raison est simple : Slovnaft, la seule raffinerie slovaque, est techniquement configurée exclusivement pour le pétrole russe.
Bien que la Commission européenne ait assuré le 25 février qu'il n'y avait pas de risque immédiat pour la sécurité énergétique de la Slovaquie, la situation s'est considérablement détériorée depuis. La Croatie a offert des capacités de l'oléoduc Adria comme alternative, mais les réserves stratégiques s'épuisent lentement et les prix du pétrole ont fortement augmenté entre-temps. Le consommateur et l'industrie slovaques sont donc confrontés à une pression simultanée de deux côtés : la poursuite de l'interruption de Druzhba et la forte augmentation des prix du pétrole sur les marchés mondiaux. La hausse des prix se répercutera inévitablement sur les prix des carburants, de l'électricité et des denrées alimentaires.
Un vide de pouvoir en Iran
La mort de Khamenei après 36 ans au pouvoir ouvre une profonde incertitude politique. Selon NPR, un conseil de trois membres assume temporairement le pouvoir jusqu'à ce que l'Assemblée des experts choisisse un successeur. Les analystes du Council on Foreign Relations (CFR) avertissent que le CGRI aura une influence décisive sur le choix du successeur, ce qui laisse présager une ligne plus dure qu'une volonté de désescalade. Un Iran sans leader clair est un acteur imprévisible avec un programme nucléaire en ruine et un arsenal de missiles entre les mains des Gardiens de la révolution.
Que faire ? Un appel urgent à Bratislava
La Slovaquie se retrouve au carrefour de deux crises énergétiques simultanées. Le gouvernement devrait augmenter d'urgence le volume de transport via l'oléoduc croate Adria, étudier les achats sur le marché au comptant et renforcer les réserves stratégiques avant qu'elles ne soient épuisées. La dépendance à long terme à un seul corridor pétrolier reste un risque inacceptable pour une petite économie enclavée. L'évolution du conflit déterminera si le prix du Brent atteindra réellement les 100 dollars, et combien de temps les ménages slovaques le ressentiront dans les stations-service et les magasins.