Khamenei tué lors d'une frappe américano-israélienne en Iran : une attaque historique
Les États-Unis et Israël ont lancé un assaut coordonné massif contre l'Iran, tuant le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et frappant environ 500 cibles militaires lors de la plus grande opération aérienne de l'histoire israélienne. Téhéran a riposté avec des missiles balistiques contre des bases américaines dans le Golfe et a menacé de fermer le détroit d'Ormuz, plongeant les marchés mondiaux de l'énergie dans la tourmente.
La frappe : la plus grande opération aérienne jamais menée par Israël
Le Moyen-Orient est plongé dans sa crise la plus profonde depuis des décennies après que les États-Unis et Israël ont lancé un assaut militaire coordonné massif contre l'Iran tôt samedi, tuant le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant un cycle de frappes de représailles qui a amené la région au bord d'une guerre totale.
Dans une opération qu'Israël a baptisée "Lion rugissant" et que le Pentagone a appelée "Opération Fureur épique", environ 200 avions de chasse israéliens ont frappé environ 500 cibles dans l'ouest et le centre de l'Iran, la plus grande mission de combat de l'histoire militaire israélienne. Les cibles comprenaient des systèmes de défense aérienne, des lanceurs de missiles balistiques, des installations nucléaires et des complexes de hauts responsables à Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah.
Khamenei mort, de hauts responsables éliminés
Parmi les personnes tuées figure Khamenei lui-même, 86 ans, Guide suprême de l'Iran depuis 1989. Le président Donald Trump a confirmé sa mort via Truth Social, tandis que la télévision d'État iranienne l'a ensuite reconnu, déclarant 40 jours de deuil national. Selon Al Jazeera et des responsables de la sécurité israélienne, Khamenei a été tué par une frappe aérienne sur son complexe de Téhéran.
Le ministre iranien de la Défense, le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique, le secrétaire du Conseil national de sécurité iranien et des membres de la famille proche de Khamenei ont également été éliminés lors des frappes. Cette tuerie marque une escalade sans précédent, la décapitation de leadership la plus lourde de conséquences depuis l'élimination du général Qassem Soleimani en 2020.
Victimes et controverse
Le Croissant-Rouge iranien a fait état d'au moins 200 morts et de plus de 700 blessés dans 24 provinces. Parmi les incidents les plus dévastateurs, on peut citer une frappe sur une école primaire de filles dans le sud de l'Iran, qui a tué au moins 85 enfants, et l'on craint que d'autres ne soient ensevelis sous les décombres, un événement qui a suscité une condamnation internationale immédiate et des appels à une enquête sur les crimes de guerre, selon NPR.
L'Iran riposte à travers le Golfe
Téhéran a réagi rapidement, en lançant des dizaines de missiles balistiques et de drones contre des installations militaires américaines et des cibles israéliennes dans toute la région. Pour la première fois, l'Iran a simultanément ciblé toutes les bases militaires américaines dans le golfe Persique. Le quartier général de la 5e flotte de la marine américaine à Bahreïn a été directement attaqué. La base aérienne Ali al-Salem du Koweït a été touchée par des missiles balistiques, bien que les défenses aériennes koweïtiennes aient intercepté les projectiles. Le CGRI iranien a confirmé une deuxième vague de frappes utilisant des missiles hypersoniques Fattah. La Jordanie a signalé l'interception de 49 projectiles entrants, selon France 24.
L'espace aérien au-dessus du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, des ÉAU et de plusieurs autres nations a été fermé, perturbant l'aviation internationale dans toute la région.
Ormuz : une menace pour l'énergie mondiale
L'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite quotidiennement environ 20 % du pétrole mondial. Les navires dans le Golfe ont reçu des messages radio de ce qui semblait être la marine iranienne interdisant le transit par cette voie navigable. L'agence britannique Maritime Trade Operations a confirmé que des navires avaient reçu des notifications de fermeture.
Les marchés sont confrontés à de graves perturbations si le blocus se maintient. Les analystes de JP Morgan ont averti que le pétrole pourrait grimper jusqu'à 120 à 130 dollars le baril, contre environ 73 dollars avant le conflit. Les économistes préviennent qu'une fermeture prolongée d'Ormuz pourrait faire basculer l'économie mondiale dans la récession, selon Bloomberg.
Réaction internationale
Le Conseil de sécurité de l'ONU a convoqué une session d'urgence, au cours de laquelle le secrétaire général António Guterres a mis en garde contre "une grave menace pour la paix et la sécurité internationales". La déclaration publique de Trump exhortant les citoyens iraniens à "prendre le contrôle de votre gouvernement" a signalé que les objectifs de Washington s'étendaient à un changement de régime à Téhéran, une position qui a alarmé les alliés des États-Unis et les puissances neutres. L'Iran ayant juré de continuer à riposter et les forces américaines étant sous le feu dans le Golfe, la région se trouve à un tournant qui pourrait remodeler l'ordre géopolitique pour une génération.