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Les deux dernières places pour la Coupe du Monde 2026 se jouent mardi au Mexique

Les deux dernières places pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 seront attribuées le 31 mars au Mexique, avec la RD Congo face à la Jamaïque à Guadalajara et l'Irak contre la Bolivie à Monterrey lors des finales des barrages intercontinentaux.

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Redakcia
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Les deux dernières places pour la Coupe du Monde 2026 se jouent mardi au Mexique

Le chemin vers la Coupe du Monde de la FIFA 2026 atteint son point culminant ce mardi 31 mars, alors que quatre nations s'affrontent pour les deux dernières places disponibles pour le tournoi. Dans un double événement spectaculaire organisé au Mexique – l'un des trois pays hôtes – les finales des barrages intercontinentaux mettront un terme à ce long parcours de qualification, quelques semaines seulement avant le coup d'envoi de la plus grande Coupe du Monde de l'histoire, qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Deux matchs, deux rêves

À l'Estadio Akron de Zapopan, à Guadalajara, la République Démocratique du Congo affrontera la Jamaïque à 15h00, heure locale, lors de la finale de la voie 1. Plus tard dans la soirée, à 21h00 à Monterrey, l'Irak affrontera la Bolivie dans le match décisif de la voie 2. Il s'agit de matchs à élimination directe sur un seul match – une seule rencontre pour tout déterminer.

Les enjeux dépassent la simple participation. Le vainqueur du match RD Congo - Jamaïque sera placé dans le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l'Ouzbékistan, tandis que le vainqueur du match Irak - Bolivie rejoindra le groupe I avec la France, le Sénégal et la Norvège. Dans les deux cas, les deux équipes qualifiées devront faire face à un baptême du feu immédiat contre des adversaires de classe mondiale.

De longues disettes historiques en jeu

Ce qui rend ces finales particulièrement captivantes, c'est le poids de l'histoire qui pèse sur la quête de chaque équipe. La RD Congo – qui a participé à la Coupe du Monde en tant que Zaïre en 1974 en Allemagne de l'Ouest – est en lice pour une qualification après une absence de 52 ans. Elle a été la première nation d'Afrique subsaharienne à participer à une Coupe du Monde, et une victoire mardi écrirait un nouveau chapitre remarquable pour le football congolais.

La Jamaïque, quant à elle, n'a plus foulé la scène de la Coupe du Monde depuis ses débuts mémorables en France en 1998, où les « Reggae Boyz » sont devenus une sensation mondiale malgré leur élimination en phase de groupes. Une attente de 28 ans pourrait prendre fin à Guadalajara après qu'ils ont décroché leur place en finale grâce à une victoire disciplinée 1-0 contre la Nouvelle-Calédonie en demi-finale.

À Monterrey, l'Irak – dont la seule participation à la Coupe du Monde remonte à 1986 au Mexique – est confronté à un retour poignant dans le pays où il a participé à la plus grande compétition de football. Leur parcours de qualification a inclus une victoire dramatique au cinquième tour de l'AFC contre les Émirats arabes unis. La Bolivie, qui cherche à participer à sa première Coupe du Monde depuis les États-Unis en 1994, a surmonté le Suriname 2-1 en demi-finale et rêve de mettre fin à une disette de 32 ans.

Format et contexte

Les barrages intercontinentaux ont réuni six équipes du monde entier : une d'Afrique (RD Congo), une d'Asie (Irak), une d'Amérique du Sud (Bolivie) et une d'Océanie (Nouvelle-Calédonie), plus deux de la CONCACAF (Jamaïque et Suriname). La RD Congo et l'Irak, en tant qu'équipes les mieux classées au classement FIFA, ont été directement qualifiées pour les finales, tandis que les quatre autres se sont affrontées en demi-finales le 26 mars.

L'organisation des barrages au Mexique – l'un des trois pays hôtes de la Coupe du Monde – a ajouté un sentiment d'importance à l'événement. Les sites de Guadalajara et de Monterrey sont eux-mêmes des stades de la Coupe du Monde, ce qui donne aux finalistes un avant-goût de l'atmosphère qu'ils espèrent revivre cet été.

Une scène mondiale attend

Avec 46 des 48 places déjà attribuées, les matchs de mardi représentent l'acte final d'un processus de qualification mondial qui s'est étalé sur des années. Pour ces quatre nations, tout se résume à 90 minutes – ou peut-être plus – sur un sol mexicain neutre. Qu'il s'agisse du retour des Léopards du Congo après un demi-siècle, des Reggae Boyz de la Jamaïque qui retrouvent la magie de 1998, de l'Irak qui revit son aventure mexicaine de 1986 ou de la Bolivie qui met fin à trois décennies d'attente, les histoires sont aussi riches que les enjeux sont élevés.

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