Économie

Fin des grèves ferroviaires à Valence après le chaos des Fallas

Les grèves du syndicat SEMAF à Metrovalencia et au TRAM d'Alicante prennent fin aujourd'hui après deux semaines d'arrêts de travail qui ont gravement perturbé les transports publics pendant les Fallas 2026, ravivant le débat sur les services minimums lors d'événements touristiques.

R
Redakcia
3 min de lecture
Partager
Fin des grèves ferroviaires à Valence après le chaos des Fallas

Deux semaines d'arrêts de travail en pleine période des Fallas

Les grèves convoquées par le Sindicato Español de Maquinistas y Ayudantes Ferroviarios (SEMAF) dans les services de Metrovalencia et du TRAM d'Alicante prennent fin aujourd'hui, 26 mars, après 14 jours de perturbations qui ont coïncidé avec l'une des célébrations les plus importantes d'Espagne : les Fallas de Valence.

Les arrêts de travail, qui ont commencé le 13 mars, ont affecté neuf jours à Metrovalencia (du 13 au 19, plus les 24 et 26 mars) et six jours au TRAM d'Alicante (13, 16, 18, 20, 24 et 26 mars). Les plages horaires de grève — de 7h00 à 10h00, de 13h00 à 16h00 et de 19h00 à 21h00 — ont délibérément coïncidé avec les moments de plus forte affluence, y compris les populaires mascletàs de midi.

Sécurité du travail : la raison profonde

SEMAF a justifié la convocation "en défense de la sécurité et de la justice organisationnelle", après avoir assuré que toutes les voies de négociation avec Ferrocarrils de la Generalitat Valenciana (FGV) avaient été épuisées. Parmi les principales revendications figurent des améliorations de l'infrastructure — signalisation déficiente, éclairage inadéquat dans les tunnels et les zones de transit, matériel roulant obsolète — et des protocoles pour les situations exceptionnelles, comme celles qui ont été mises en évidence après les inondations de la DANA d'octobre 2024.

Le syndicat a également dénoncé le fait que des contractants externes ont installé de nouveaux systèmes de contrôle du trafic après les inondations, mais que le personnel de FGV n'a pas reçu de formation adéquate pour les utiliser. Selon des sources syndicales, la direction de FGV "n'a pas jugé opportun de tenter le dialogue" dans aucun forum disponible.

Impact pendant les Fallas

Le moment choisi pour les arrêts de travail n'était pas un hasard. Metrovalencia avait prévu un dispositif spécial de 168 heures de service ininterrompu pendant la semaine des Fallas, avec l'espoir de dépasser les trois millions de déplacements. Les services minimums décrétés par la Direction Générale du Travail ont été fixés à 80 % entre le 15 et le 19 mars, et à 75 % pour le reste des jours.

Malgré ces minimums, les stations de Xàtiva et Colón — les plus proches du centre des Fallas — sont restées complètement fermées pendant les heures de la mascletà entre le 14 et le 19 mars, ce qui a obligé des milliers de visiteurs à recourir à des alternatives telles que :

  • Le réseau de bus EMT, avec des itinéraires spéciaux pour les Fallas
  • Le système de vélos partagés Valenbisi
  • Les taxis et les services de transport privé, saturés par le trafic

Le débat sur les services minimums

L'expérience a ravivé une discussion récurrente en Espagne : la nécessité d'établir des services minimums plus stricts lors d'événements à forte affluence touristique. FGV a minimisé l'impact, soulignant que les premières journées de mobilisation "se sont déroulées sans incidents notables et avec une participation réduite" parmi les travailleurs convoqués.

Cependant, le conflit laisse des questions ouvertes. SEMAF n'a pas exclu de nouvelles mobilisations si ses demandes de sécurité ne sont pas satisfaites, tandis que le précédent d'une grève ferroviaire pendant les Fallas — un événement qui génère des centaines de millions d'euros pour l'économie valencienne — marque un avant et un après dans la relation entre le droit de grève et les grands événements touristiques en Espagne.

Cet article est également disponible dans d'autres langues :

Articles connexes